L’artiste
François Lehoux
La matière comme langage
Né à Neuilly-sur-Seine, François Lehoux se forme au métier de modeleur céramiste à l’école de Longchamps, avant de poursuivre son apprentissage à l’école de Sèvres. Il exerce ensuite pendant cinq ans dans un laboratoire de recherche céramique, une expérience qui nourrit sa connaissance des matériaux et des techniques.
Il choisit alors de développer sa propre production artistique. Ses premières créations s’orientent vers l’étude des couleurs et des formes, avec des influences notamment orientales. À Reims, il approfondit peu à peu une démarche personnelle où l’expérimentation accompagne chaque étape de la création.
L’argile garde en mémoire de chaque geste.
Pour François Lehoux, les mains restent les outils les plus précieux du céramiste.
Elles permettent de ressentir la plasticité de la terre, d’en apprécier la consistance et de laisser naître les formes au contact direct de la matière.
Modeler demande du temps et de l’attention. Le mouvement, la pression et les accidents du travail manuel deviennent partie intégrante de la pièce. Cette relation sensible à l’argile traverse ses créations et leur donne leur caractère singulier.
De la couleur au raku
En 1993, François Lehoux découvre le raku. Cette technique de cuisson et de finition marque une nouvelle étape dans son parcours de céramiste : elle lui permet d’aborder autrement les surfaces, les contrastes et les réactions de la matière.
À la sortie du four, les pièces continuent d’évoluer au contact de la sciure et de l’eau.
Entre maîtrise du geste et part d’imprévu, le raku devient pour l’artiste un terrain de recherche particulièrement stimulant. Chaque céramique révèle des nuances, des textures et des traces qui lui sont propres.
Ses créations se découvrent en exposition,
sa passion se partage à l’atelier.
